logo

Charlotte Perriand (1903 – 1999)

Console,
Pièce unique, vers 1950

Le plateau en pin supportant des espaces de rangement fermés par des portes coulissantes en aluminium

Dimensions : H. 27 x L. 725 x P. 52 cm

Provenance : commande spéciale pour l’appartment des Coquatrix, Paris

À son retour du Japon, en 1946, Charlotte Perriand reprend ses relations avec le BCC (Bureau Central de Construction), tout en travaillant de manière indépendante sur quelques commandes spéciales. Parmi celles-ci figure l’aménagement de l’appartement des Coquatrix, en 1950, avenue Hoche à Paris.
Monsieur Coquatrix, industriel de l’Est de la France, s’occupe essentiellement de restructurer des usines qui tournent au ralenti depuis la fin de la guerre. A cette époque il est en contact avec un architecte qui travaille sur un projet régional d’envergure : Georges-Henri Pingusson.

Georges-Henri Pingusson étudie le projet de réaménagement de la Sarre, province allemande sous contrôle français au sortir de la guerre. Il s’agit de redessiner des espaces d’habitation autour d’une capitale, Saarbrück, tout en prenant en compte le tissu industriel et économique en partie dévasté par les combats. Gilbert Grandval, nommé Gouverneur militaire de la Sarre, travaille avec comme directeur du plan : Pierre Bindschedler qui dirige l’entreprise Ferembal à Nancy. Ces deux personnes, liées de manière proche à Jean Prouvé, l’associent au projet pour des études de maisons démontables produites en grand nombre (Georges Menkès, arch.). C’est par ce tissu de relations professionnelles que Coquatrix rencontre Charlotte Perriand.
Dans cet appartement de petite taille, Charlotte Perriand va réfléchir à une série emblématique de meubles sur mesure.