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Quel bonheur de penser aux vacances !

Les vacances d’été apparaissent véritablement au milieu du Second Empire (1852-1870). C’est à ce moment-là que de grands mécènes, souvent de grandes fortunes locales réfléchissent, sur les bords de la Méditerranée, à développer le tourisme, notamment par la construction de « maisons de vacances ». De Sète à Menton, de très belles maisons commencent à se construire…

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A la belle époque, des hôtels et de très belles villas appartenant à des fortunes françaises et européennes, ainsi qu’à la noblesse russe, se construisent autour de grandes villes qui commencent à de développer. Ces premiers Palais d’été sont parfois en compétition, elles doivent en effet refléter la fortune et le goût des propriétaires, et ainsi asseoir leur statut social !

Les années folles apportent le grand changement, un souffle nouveau qui se repend sur les villes de la Côte d’Azur ; on constate dès lors une « internationalisation » de ces lieux devenus mythiques, pour une jet-set allant du Maharadjah d’Indore aux Noailles…

Les Noailles commandent en 1923, une maison au grand architecte parisien Robert Mallet-Stevens, sur les hauteurs de Hyères… Meublé par l’architecte lui-même, ainsi que par Pierre Chareau, ce palais moderniste aux formes cubiques leur permet d’inviter les plus grands artistes et des personnalités célèbres lors de somptueuses fêtes organisées sur place. Le surréaliste Man Ray y tournera en 1929 un film : Le Mystère du Château de Dé !

A la même époque, Eileen Gray qui est à la recherche d’un cocon afin de se retrouver avec l’architecte Jean Badovici, dessine et construit sa propre maison, au bord de l’eau : La villa E-1027. De forme géométrique, cette architecture très minimale et dépouillée est tournée vers la mer ! Pour l’aménagement intérieur, Eileen Gray dessine des meubles en tube de métal qui contrastent alors avec les meubles de sa boutique à Paris, « Jean Désert ».

Avec le grand changement des congés payés, et la célèbre loi de 1936, le monde se démocratise, et cela permet ainsi à toutes les couches de la population d’avoir accès à de vraies et longues vacances d’été, parfois pour la première fois. Il faudra ensuite attendre l’après-guerre et les années 50 pour voir se développer des vacances plus généralisées.

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Les vacances des années 50 sont la joie de vivre, l’insouciance, le bonheur des moments en famille, comme celle si bien exprimées dans « Les vacances de Monsieur Hulot » de Jacques Tati.

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Mais les vacances des années 50, c’est aussi – et ne l’oublions pas ! – les années yéyé avec les premières « star-systems » en France, héritées des Pin-ups aux USA… Des personnages comme le jeune chanteur souriant Claude-François ou encore la belle Brigitte Bardot, très dévêtue, deviennent de vraies références pour la musique, au cinéma, et dans la mode… Toutes ces ambiances de soirées d’été, proches des vacances à l’italienne mais néanmoins très françaises, créent un nouvel univers inoubliable !
C’est aussi dans ce contexte de joie, de couleurs flamboyantes et de développement économique – les Trente glorieuses – qu’une nouvelle architecture radicale apparaît sur la Côte d’Azur, à Toulon, Cannes, Nice, dans de hauts lieux du tourisme hexagonal ! Ce sont ces maisons qui vont aussi influencer les créateurs de héros de bandes dessinées de l’époque.
A cette même époque, Jean Prouvé décide de transposer son principe de maison préfabriquée en Lorraine, au bord de la mer. Après l’expérience d’une Maison Tropicale – pour les pays chauds – à Niamey, en 1949, il réfléchit à un modèle de maison de vacances sur la Côte d’Azur. Basée sur le modèle des maisons ‘Métropole’ de Meudon, il dessine deux nouvelles maisons différemment compartimentées, vers 1951-1952 ; l’une pour le grand architecte Raymond Lopez, à Beauvallon, la seconde pour une famille d‘industriels et amis lorrains : les Dollander.
Conçues sous le principe d’un portique axial qui traverse de part en part le salon et qui va jusqu’à la terrasse, Jean Prouvé créé surtout un espace très ouvert, adapté au climat méditerranéen dont la famille profite.

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Les panneaux de façade fixés sur l’avant de la maison, comme un rideau, forment la façade en mur-rideau, que développe Jean Prouvé depuis 1935, depuis la Maison du Peuple, à Clichy. La maison est légère, ouverte et elle présente une nouvelle forme d’architecture épurée avec un large patio extérieur qui contourne la maison ! On est proche du mode d’architecture de certaines maisons américaines, auquel s’ajoute le fait qu’il n’y a pas d’étage, détail non-négligeable.

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Jean Prouvé dessine aussi un certain nombre de meubles et d’éléments caractéristiques que l’on retrouvera répartis dans la maison et qui rythment l’espace quotidien, dont une très belle étagère-bureau à crémaillère, pièce unique…
… Mais les années 50 ne sont pas éternelles. Et voilà que déjà, à l’horizon, se profile une nouvelle ère : les années 60-70 avec une nouvelle génération de jeunes musiciens, cinéastes, écrivains, artistes qui transforment la scène culturelle française et le monde qui l’entoure. Le festival de Cannes est annulé en mai 1968 car c’est aussi une période de troubles, de révoltes et de grandes contestations en France !
Mais l’architecture de vacances continue de se développer car de nouveaux architectes regardent et créent le monde autrement. 30 ans après les premiers congés payés, 20 ans après la seconde guerre mondiale, les architectures de bords de mer vont se transformer peu à peu, afin de pouvoir répondre plus précisément à la demande de masse !

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Des complexes de toutes formes apparaissent – comme la marina Baie des Anges, construite dès 1969, près d’Antibes – qui rassemblent de nombreux logements, ou encore les Maisons d’André Lefèvre au Cap Bénat.

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Les architectes utopiques sont aussi bien présents ! N’oublions pas les maisons Habitacles d’André Bloc, qui présentent encore une toute nouvelle vision de l’architecture. Le premier Habitacle est construit en 1964… en Espagne !

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Mais très vite, des constructions comme l’incontournable maison bulle de Pierre Cardin, construite en 1975 par Antti Lovag, apportent la possibilité de percevoir différement l’espace de vie.
Bonnes vacances !

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